Royal-Bayrou : Le débat

Publié le par David

Pendant près d'une heure et cinquante minute, ce matin, Ségolène Royal et François Bayou ont « dialogué » devant les journalistes du Parisien, de RMC, et de BFM. Dans une ambiance cordiale, ils ont trouvé, au gré des thèmes abordés des points d'accord et de désaccord. Le débat portait sur quatre points : les institutions, l'Europe, l'économie et la vie quotidienne. Marianne2007.info fait le point sur les principaux sujets.

Sur l'objet de ce débat : d'accord

Ségolène Royal : « Plutôt que de parler de débat, je préfère dire « dialogue ». (…) L'affrontement bloc contre bloc (…) ça ne marche pas pour régler un certain nombre de problèmes. Et c'est la France qui perd. (....) Je ne demande pas à François Bayrou de se prononcer aujourd'hui sur un quelconque ralliement. »

François Bayrou : « Ma conviction profonde, c'est qu'il y a des sujets sur lesquels, bloc contre bloc, on ne réussira pas à avancer. (...) Si j'étais ici pour me rallier à Ségolène Royal, à l'instant même, je briserai cet élan que j'ai créé en France. »

Sur la reforme des institutions : plutôt d'accord

SR : propose « une dose de proportionnelle » à l'Asemblée, « mais surtout que l'ensemble des institutions dont l'indépendant doit être garantie seront réformées : conseil constitutionnel, conseil supérieur de la magistrature, toutes les instances qui ne doivent plus dépendre d'un seul parti. » « L'opposition aura un rôle à jouer dans ces organismes. »

FB : demande une « période de modernisation » des institutions pour que « la voix du peuple puisse se faire entendre. »

Sur l'Europe : plutôt d'accord, avec de fortes divergences

Sur l'adoption d'un texte constitutionnel révisé par référendum : d'accord

FB : est pour faire voter « un texte (constitutionnel) court, lisible et compréhensible » par les Français.

SR : est pour faire voter « un texte utile à l'Europe » qui n'apparaisse pas aux jeunes comme « insuffisamment protecteur par rapport à l'emploi ».

Sur la Banque central et l'harmonisation des salaires : pas d'accord

FB : se dit contre un salaire minimum en Europe et pour l'indépendance de la Banque centrale européenne et un euro fort.

SR : « le salaire minimum (européen) est l'objectif minimum sinon les délocalisations continueront. » Elle dénonce la « faiblesse de la volonté politique européenne » pour qui la Banque centrale ne devrait être qu'un « outil ».

Sur l'économie : en désaccord

FB : « Ce n'est pas en distribuant de l'argent qu'on n'a pas qu'on va rendre notre pays plus fort que les autres. »

SR : « Le Pacte présidentiel ne coûte pas 60 mais 35 milliards. Je considère que toutes les dépenses qui sont proposées dans ce pacte rapportent plus qu'elles ne coûtent. »

Sur les problèmes de société : plutôt d'accord avec des divergences

Sur la sécurité : d'accord

SR : « Il faut remettre du service public partout .» La candidate s'est prononcé pour la sanction au premier acte de délinquance, pour une police de proximité et pour la proposition de François Bayrou d'ouvrir les commissariat de police 24 heures sur 24.

FB : « Il y a un travail de prévention à faire et je suis d'accord pour qu'on cherche des alternatives à a la prison. (…) Ce n'est pas le multirécidiviste qu'il faut punir, c'est le primo-délinquant. »

Sur l'environnement : pas tout à fait d'accord

FB : se dit d'accord pour augmenter la part des énergies renouvelables, mais précise : « Je ne vois absolument pas comment on peut remplir les objectifs de Kyoto sans conserver notre outile de production de nucléaire. »

SR : « Il faut augmenter la part des énergies renouvelables. » Mais la candidate se dit pour la réduction du nucléaire à cause de la difficulté à traiter les déchets.

Anna Borrel / Marianne


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