Ségolène Royal s'est sentie " insultée " par Nicolas Sarkozy
"Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du coté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte", avertit la candidate socialiste, "il ne faut pas qu'il y revienne". Nicolas Sarkozy "perd son sang froid", a jugé Ségolène Royal, mardi 3 avril. La candidate PS s'est sentie "insultée" par le candidat de l'UMP par ses propos sur la sécurité et lui a lancé cet avertissement: "une fois, ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne".
"Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du coté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte, qu'il perd son sang froid", a accusé la candidate socialiste pour qui "ce n'est pas une façon de faire la politique". "Je ne réponds pas à cette attaque (...), mais je dis: 'une fois ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne."
" Je ne me laisse pas non plus insulter "
"Je ne réponds pas aux attaques, mais je ne laisse pas non plus déformer ce que je dis, je ne me laisse pas non plus insulter", a-t-elle lancé, se posant comme une "femme sereine, maîtrisée et soucieuse (...) de garder au débat public sa dignité".
"Lorsque j'entends le candidat de la droite proposer la généralisation du CNE (Contrat nouvelles embauches), je pense que c'est extrêmement dangereux et que ça détruit la valeur travail", a-t-elle encore ajouté.
Je m'oppose à la "TVA sociale"
"Cette proposition-là est mauvaise et dangereuse (...) manifestement mal préparée", a déclaré la candidate socialiste.
Une telle mesure équivaut à une augmentation des impôts donc (Nicolas Sarkozy) n'a pas dit la vérité puisqu'il a dit qu'il n'allait pas augmenter les impôts", a-t-elle souligné.
"C'est dangereux parce qu'aujourd'hui les Français ont à faire face au problème de la vie chère, donc la vie va être encore plus chère", a-t-elle affirmé à moins de trois semaines du premier tour de scrutin.
"Demain, avec les propositions de Nicolas Sarkozy, les prix seront encore plus chers et donc le pouvoir d'achat du smic et des bas salaires, et de tous les salaires d'ailleurs, va diminuer", a poursuivi Ségolène Royal.
"C'est dangereux pour la croissance (...) Moi, je propose le contraire, je propose une revalorisation des bas salaires pour relancer la consommation et donc relancer la croissance, donc je propose la solution tout à fait inverse", a-t-elle dit.
La candidate socialiste a affirmé que "tous les syndicats de salariés" étaient opposés à la "TVA sociale".
"On ne peut pas réformer un pays ou lancer comme ça de façon autoritaire et péremptoire des réformes auxquelles tous les partenaires sociaux sont opposés", a estimé Ségolène Royal.
Source : Agences