2007: devoir de victoire, s’engager pour peser.

Publié le par David

J'ai signé avec d'autres amis(es) du NPS cet appel pour proposer à mes camarades du NPS le choix de Ségolène Royal à l'investiture socialiste présidentielle. J'aurais l'occasion d'argumenter plus sur le fond sur les raisons de cet engagement. En attendant j'invite les militants qui le souhaitent à faire connaitre ce texte et à le signer.


2007: le devoir de victoire,

s’engager pour peser.
 
 
Nous savons par expérience que, sauf sursaut militant, l’expression des rivalités personnelles qui domine le fonctionnement du Parti Socialiste peut malheureusement se poursuivre et s’amplifier jusqu’à la désignation de notre candidat(e) à l’élection présidentielle, les 16 et 23 novembre. Aucune des règles envisagées en interne ne permettra d’arrêter le jeu mortel des petites phrases assassines lancées dans les médias. Aucune ne ramènera le débat à la hauteur nécessaire, celle des enjeux de société à la veille de l’échéance cruciale de 2007.
 
Ce spectacle affligeant choque tous les Français. Il désespère plus particulièrement l’ensemble des électeurs de gauche qui voient dans l’élection présidentielle non seulement l’occasion d’une alternance politique, mais surtout la perspective d’une amélioration de leurs conditions de vie, si fortement dégradées depuis 2002. Notre irresponsabilité collective les afflige quand nous proclamons à La Rochelle, la main sur le cœur, que nous avons un « devoir de victoire » tout en laissant s’exacerber les divisions internes.
 
A défaut d’une réaction collective immédiate, le (ou la) candidat(e) socialiste à l’élection présidentielle sortira terriblement affaibli(e) du processus de désignation et ses chances de succès seront gravement compromises face à une droite qui se prépare à nourrir son discours de notre inconséquence. Dans une telle situation, attendre est la pire des solutions. Refuser de s’engager, c’est alimenter la confusion. L’heure est venue de prendre position.
 
Nous considérons, contrairement à ses détracteurs, que le mouvement de popularité dont bénéficie Ségolène Royal n’est pas conjoncturel, artificiel, fabriqué par le jeu conjugué des médias et des instituts d’opinion. Bien sûr, nous ne prenons pas pour argent comptant les prévisions de victoire des sondages dont nous n’ignorons pas qu’ils se sont souvent trompés dans le passé en de telles circonstances. Surtout, nous savons que, même si une majorité de Français rejette la politique de la droite, l’issue du combat n’est nullement acquise face à Nicolas Sarkozy qui ne reculera devant aucun coup bas et usera pour l’emporter de la puissance de tous ses réseaux médiatiques et financiers.
 
Cependant, il apparaît désormais évident que Ségolène Royal est la seule candidate socialiste à la présidentielle capable d’incarner le renouveau politique que les Français appellent impatiemment de leurs vœux.
 
Le renouvellement des pratiques comme des dirigeants politiques est une des clés du scrutin de 2007. Nous avons créé le Nouveau Parti Socialiste en réaction au terrible choc du 21 avril 2002 que nous avons expliqué, sans minimiser d’indéniables succès économiques, par les manques du bilan du gouvernement Jospin en matière sociale, par l’absence de projet assumé, ainsi que par la crise profonde de notre démocratie. Certes, avec la dure politique libérale menée depuis bientôt cinq ans, la confusion entre la droite et la gauche a disparu, mais pas la distance entre les citoyens et leurs représentants, la méfiance à l’égard des promesses sans lendemain, le rejet de gouvernants présumés peu sensibles au vécu quotidien de leurs concitoyens. Renouer avec les couches populaires reste la priorité des socialistes.
 
En vérité, ce serait une faute lourde, incompréhensible et impardonnable pour nos concitoyens que de chercher à empêcher Ségolène Royal de conduire notre combat commun en 2007. Voilà pourquoi, convaincus de la nécessité de proposer une ligne de responsabilité, de débat et d’unité, nous appelons aujourd’hui l’ensemble des militants socialistes, mais tout particulièrement ceux de notre courant, le NPS, à s’engager en faveur de Ségolène Royal.  Nous le faisons dans le respect des positions de chacune et de chacun, dont nous aurons à débattre lors de notre Assemblée de rentrée à Saint-Nazaire à compter du 22 septembre.
 
Nous n’inscrivons pas notre démarche dans une logique tactique ou personnelle. Nous voulons avant tout que le Nouveau Parti Socialiste, le plus jeune et déjà le plus puissant courant du PS, contribue à la victoire de la gauche l’année prochaine et, au-delà, continue à promouvoir les valeurs de renouveau qui fondent son identité.
 
Par notre force militante, nous avons réussi au Congrès du Mans, en novembre 2005, à provoquer la synthèse et à infléchir fortement les orientations politiques du PS. Par la suite, en participant à la direction nationale, nous avons pu peser de tout notre poids sur la construction du projet pour la présidentielle qui, sur tous les grands enjeux, s’est rapproché de nos positions.
 
Aujourd’hui, nous voulons que le NPS soit représenté au sein du comité de campagne de Ségolène Royal afin d’y porter les thèmes qui sont les nôtres : un nouveau compromis entre le capital et le travail, une plus juste redistribution des revenus et des patrimoines, une plus grande place pour la jeunesse, l’intégration systématique de l’exigence écologique, le renouveau de la démocratie politique et sociale, la nécessaire clarification de l’engagement européen de la France, le combat pour une autre mondialisation. La lutte contre la désagrégation sociale passe par le refus de toutes les précarités et une action systématique et prioritaire de réduction des inégalités comme de refus des discriminations. Mais elle suppose aussi de mener une bataille idéologique et culturelle, la bataille des valeurs, contre une droite qui conjugue règne absolu du marché, politique sécuritaire et communautarisme. Nous voulons restaurer l’esprit public et l’ordre républicain autour d’une laïcité engagé, militante, positive.
 
Nous sommes parfaitement conscients de l’enjeu qui dépasse nos sorts personnels, de l’urgence aussi de retrouver la maîtrise de notre fonctionnement interne pour nous consacrer à l’essentiel : rassembler la gauche et convaincre les Français. C’est pourquoi nous prenons en responsabilité cette décision collective en souhaitant ardemment qu’elle aide un  grand nombre de nos camarades à se forger leur opinion et à mûrir leur choix.
 
 
 
 
Premiers signataires :
 
Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, Président du conseil général, secrétaire national du PS,
Jean Pierre Masseret, sénateur, Président du conseil régional de Lorraine.
Yves Dodigny, Président du conseil général de l’Aisne
David Assouline, sénateur de Paris, secrétaire national du PS.
Jacques Bascou, député de l’Aude, membre du bureau national du PS.
Michel Françaix, maire de Chambly, député de l’Oise.
Geneviève Gaillard, députée des Deux-Sèvres.
Jean Gaubert, Député  des Cotes d’Armor
Béatrice Patrie, députée européen
Christian Martin, conseiller régional de PACA, secrétaire national du PS.
Gilbert Roger, Maire de Bondy, premier vice-président du conseil général de la Seine Saint-Denis, membre du bureau national.
Jean-Jacques Thomas, Maire d’Hirson, premier secrétaire fédéral de l’Aisne, membre du bureau national du PS.
Jean Guérard, Vice Président du Conseil régional d’Aquitaine, premier secrétaire fédéral du Lot et Garonne, membre du bureau national du PS.
Eric Andrieu, Vice-président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, premier secrétaire fédéral de l’Aude
Hervé Saulignac, Vice président de la région  Rhône-Alpes, premier secrétaire fédéral de l’Ardèche
Colette Michaux, Vice-Présidente du Conseil régional de Picardie.
Dominique Jourdain, maire de Château-Thierry, Président des éco-maires
Alexandre Médvedowski, Vice-président du conseil général des BDR, membre des instances nationales
Jean Karl Deschamps, Vice-Président du Conseil régional de Basse Normandie.
Lucile Schmid, Conseillère régionale d’Ile de France, Responsable national du PS, membre des instances nationales.
Eliette Crozet, conseillère régionale Rhone Alpes, membre des instances nationales
Jacques Rigaudiat, Responsable national du PS
Pascal Bonnetain, Responsable national du PS
Christine Priotto, Conseillère générale de la Drôme
Michel Teychené, Responsable national du PS
Thierry Troël, conseiller régional de Bretagne
Catherine Veyssie, Conseillère régionale d’Aquitaine
Alain Bentaha, Conseiller régional des Pays de Loire
Philippe Grosvallet, Vice Président Conseil général de Loire Atlantique, membre du conseil national.
Suzanne Coulet, membre des instances nationales
Brigitte Eudes, conseillère régionale Ile de France
Jean Baptiste Roger, mandataire Yvelines, membre des instances nationales
Jean-Luc Sallabery, membre des instances nationales, mandataire Gironde.
Patrick Martinenq, conseiller général du Var
Cédric Van Goethen, mandataire du Nord
Alain Bavay, secrétaire fédéral du Pas de Calais
Pierre Debray, mandataire Maine et Loire
Kristina Roger, conseillère régionale Ile de France
Dominique Merchez, membre des instances nationales.
Annie-Claude Leuliette, Vice-Présidente Conseil Régional de Picardie
Valérie Kumm, conseillère régionale de Picardie
Fleur Skrivan (conseillère régionale PACA)

Publicité

Publié dans Mon engagement

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Nouveau militant venant du monde du travail ayant voté NON à Jospin et aux Européennes.<br /> Suis attéré par le programme socialiste présenté par les concurrents sur LCI.<br /> Les français d'en bas en en marre du baratin démagogique.<br /> Nous on à travaillé 65 h par semaine toute notre vie par "OBLIGATION DE SURVIE" et le "demain on rase gratis": basta!        Obligez les TPME à faire les 35h et vous aurez 300 à 500 milles chômeurs de plus en 3 mois.<br /> La leçon de 2002 n'a pas suffit au PS ? Ce programe concocté par FABIUS  "VAUT" 150 milliards de dettes supplémentaires par an.<br /> Les éléphants roses vont'ils attérrir un jour ?
Répondre
C
Merci de corriger la faute d'orthographe sur le nom de M. Daudigny et de modifier cette erreur sur les appels qui circulent.
Répondre
N
Bourdieu: Royal est de droiteenvoyé par PBourdieu
Répondre
N
Sur la carte scolaire, voici un extrait du Monde du 05/09/06Quelques instants auparavant, à peine descendue d'avion, la présidente de Poitou-Charentes s'était arrêtée dans un café pour expliquer en détail sa "révolution". [...]"L'idéal" serait de "supprimer la carte scolaire" ou à tout le moins de "desserrer ses contraintes" afin de "mettre en place une forme de choix entre deux ou trois établissements, à condition que les établissements les plus délaissés soient renforcés avec des activités culturelles de haut niveau".Certes, c'était au cours d'un point de presse mais Isabelle Mandraud mend, soit vous avez une mémoire sélective
Répondre
F
Hé bien ça en fait du monde qui a signé pour vous aidé Monsieur Assouline, nous on est plus du coté loi Devaquet que contre mais on peut en parler sur http://desirsdereaction.over-blog.com
Répondre