Ségolène Royal dénonce " une sorte de fin de règne "

Publié le par David

undefinedSégolène Royal a estimé dimanche que la France se trouvait dans "une sorte de fin de règne" huit mois après l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy.

"Il y a une forme aujourd'hui de déliquescence du pouvoir qui a été organisée par Nicolas Sarkozy", a dénoncé la candidate socialiste à la présidentielle de 2007 lors du "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI". "Lorsqu'il a pris ses responsabilités, il a passé par pertes et profits son Premier ministre, on voit aujourd'hui les conséquences qui en résultent pour la France."

Ségolène Royal a insisté sur la "désillusion très profonde" des Français face aux promesses non tenues de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat.

Venue avec le programme du président élu, l'ex-candidate socialiste a rappelé la promesse de son adversaire UMP d'augmenter de 25% le minimum vieillesse, les petites retraites et les pensions de reversion. "Ce sont des millions de Français qui aujourd'hui sont cruellement trompés", a-t-elle estimé. "Nicolas Sarkozy ne tient pas parole sur des annonces les plus entendues des Français."

La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a crédité l'hôte de l'Elysée d'une "réussite", sa politique d'ouverture. "Ce qu'il aurait fallu, c'est qu'à cette ouverture coïncide une politique plus équilibrée", a-t-elle cependant dit.

Elle a aussi salué le "petit accord" entre les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail. "Chaque fois que les partenaires sociaux nouent un accord, c'est une bonne chose", a-t-elle observé. Elle a souhaité que les parlementaires socialistes votent le projet de loi qui transposera cet accord, tout en mettant "un certain nombre de conditions".

Ségolène Royal, qui participait dimanche à la réunion de lancement de la campagne socialiste pour les municipales des 9 et 16 mars et multiplie les déplacements de soutien aux candidats socialistes, a renouvelé son appel au vote-sanction du pouvoir en place. "Toute voix apportée à un candidat UMP sera interprétée par le pouvoir en place comme un quitus à ce qu'il est en train de faire", a-t-elle prévenu.

Alors qu'elle n'avait pas caché au début du mois son intérêt pour la succession de François Hollande comme Premier secrétaire du PS, elle a affirmé n'avoir "pas d'ambitions affichées pour le PS" et que sa candidature "n'est pas d'actualité". "Personne ne me mettra la pression sur quoi que ce soit", a soutenu Mme Royal, engagée "dans un travail en profondeur" à la tête du conseil régional de Poitou-Charentes et "au corps à corps dans la bataille des municipales".

Pour autant, "je m'intéresse à ce qui se passe au PS et je suis au premier rang avec d'autres de ce travail de rénovation", a admis Mme Royal.

L'ex-candidate socialiste est allée jusqu'à saluer la présence "amicale et bienvenue" dimanche à la Mutualité de Dominique Strauss-Kahn, son concurrent lors de la primaire de 2006.

"J'ai été surprise, agréablement surprise d'ailleurs. Compte tenu de la visibilité de Dominique Strauss-Kahn au niveau international c'est une fierté pour les socialistes", a-t-elle dit. "Il l'a très bien expliqué: ce n'est pas parce qu'il est à la tête du FMI qu'il cesse d'être un militant socialiste. Dominique Strauss-Kahn est un atout pour les socialistes."

Pour le reste, "les échéances de 2012 ne sont pas notre préoccupation actuelle", a affirmé Mme Royal.

Source : AP


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Publié dans Politique

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David, je voudrais te dire bravo pour ton intervention ce matin au forum de la rénovation. Merci d'avoir rappeller la France métissée, ce sera indispensable pour notre évolution future.J'ai bien aimé l'ambiance de ce forum où tous les intervenants ont joué le jeu du rassemblement.J'ai particulièrement aimé ségolène Royal qui a fait un discours offensif et rassembleur. L'ambiance était super.J'ai regardé devant ma télé et je ne me suis pas emmerdé!Amitié socialo-ségolèniste
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