le troisième forum de la rénovation du PS rassemble

Publié le par David

undefinedIls ne s'étaient pas réunis depuis la défaite socialiste à l'élection présidentielle. Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoë et François Hollande ont assisté dimanche au Palais de la mutualité à Paris au troisième et dernier forum de la rénovation organisé par le PS.

Les deux premières éditions de ces forums destinés à renouveler la réflexion socialiste en vue du congrès qui doit se tenir d'ici la fin de l'année avaient été désertées par les éléphants. Pour le troisième, sur le thème "les socialistes et l'individu", ils étaient tous là, même Dominique Strauss-Kahn, désormais directeur général du Fonds monétaire international.

Invité surprise, "DSK" est arrivé les mains dans les poches à 11h15, et s'est installé au milieu de la salle. "C'est un militant du PS qui vient comme n'importe quel militant assister à un débat", a dit à la presse le candidat malheureux à la primaire de 2006.

Dominique Strauss-Kahn a justifié cette venue "un peu par hasard" par le fait qu'il passait par Paris avant d'assister lundi et mardi à la réunion des ministres européens de l'Economie. Il sera aussi reçu lundi par Nicolas Sarkozy. "Comme cette réunion a lieu aujourd'hui, ça me fait plaisir de revoir mes amis", a-t-il dit.

L'ancien ministre de l'Economie n'en a pas moins confié suivre "de très près" l'actualité française et la situation au PS. "Un jour je reviendrai en France", a glissé celui qui n'exclut pas d'être à nouveau candidat en 2012.

Quant au PS, "la rénovation avance (...) il y a du travail qui est fait, ce n'est pas toujours très visible, la position européenne est un peu confuse, mais j'ai l'impression que les forums qui ont eu lieu ont été utiles", a commenté "DSK".

Interrogé sur les ambitions affichées par Ségolène Royal sur le parti, l'ancien candidat à la canditature socialiste a éludé: "je ne sais même pas de qui vous parlez".

Ségolène Royal, qui assistait elle aussi pour la première fois à ces forums de la rénovation, est pour sa part arrivée à 10h. Au lieu de rejoindre le premier rang où étaient assis son ancien compagnon, le Premier secrétaire François Hollande et Bertrand Delanoë, présenté comme son rival pour 2012, l'ancienne candidate est allée s'asseoir discrètement au milieu de la tribune.

Alors que sa quasi-déclaration de candidature au poste de Premier secrétaire a été accueillie fraîchement par ses camarades, Mme Royal a expliqué "revenir dans les lieux de travail du PS à son rythme". "Chaque chose en son temps, on verra. Je ne me laisse absolument pas mettre la pression. Il faut franchir un certain nombre d'étapes", a dit la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. "Là, nous sommes engagés dans une campagne municipale", a rappelé celle qui multiplie les déplacements de soutien aux candidats socialistes.

Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn ont affiché leur accord sur un point: la nécessité d'un vote-sanction de Nicolas Sarkozy lors des élections des 9 et 16 mars.

"Il faut en effet un vote-sanction au cours de ces élections municipales pour donner un avertissement et pour que les choses se remettent d'aplomb, que le président de la République cesse de s'amuser et s'occupe de nous et du pays dont il a la charge aujourd'hui", a lâché Mme Royal.

"Le gouvernement aujourd'hui a de bonnes raisons d'être sanctionné par les Français. Le fonctionnement démocratique, c'est ça. C'est à l'occasion des élections que ce genre de sanction s'exprime et je pense que les municipales le traduiront", a estimé "DSK".

François Hollande, qui avait lancé seul ces forums le 23 novembre à Avignon, s'est amusé du soudain intérêt des éléphants. "Nous partîmes 500 en Avignon, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 3.000 en arrivant au port", a ironisé le Premier secrétaire en paraphrasant "Le Cid" de Corneille.

Les socialistes devaient lancer dans l'après-midi au même endroit leur campagne pour les municipales et cantonales lors du rassemblement annuel des secrétaires de section, rythmé par les interventions de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Laurent Fabius et François Hollande.

Emmanuel Georges-Picot / AP


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Publié dans Parti Socialiste

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