Royal se lance à l'assaut du PS et essuie un tir de barrage

Publié le par David

undefinedForte du succès de son livre, Ségolène Royal a affiché jeudi sa volonté de se porter candidate pour diriger le PS en 2008, si elle parvient à "rassembler les socialistes", déclenchant aussitôt un tir de barrage au sein du parti.

L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle a assuré sur France 2 vouloir "aller jusqu'au bout de ce qu'(elle) avait entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche".

"Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j'irai jusqu'au bout de cette démarche", a assuré la présidente du Poitou-Charentes. Elle était alors interrogée sur le congrès des socialistes prévu avant ou après l'été 2008 et le remplacement de l'actuel premier secrétaire François Hollande.

Certes, dans l'ouvrage " Les Coulisses d'une défaite ", paru dans la foulée des législatives de juin, elle se portait déjà candidate au poste de Premier secrétaire si son " projet de rénovation " était " majoritaire " au congrès.

Mais la donne était différente. Autre poids lourd du PS, le maire de Paris, Bertrand Delanoë apparaît de plus en plus en piste aux yeux de nombreux socialistes et leur affrontement pourrait être "le" match du congrès. M. Delanoë répète ne " rien programmer ", mais n'exclut pas que s'il doit " donner plus ", il le fera "de bon coeur". Le maire doit d'abord mener la bataille aux municipales de mars.

Huit mois après son échec à la présidentielle, Ségolène Royal semble rassérénée. Ses partisans se réjouissent de cette déclaration: " Elle se devait de faire un bilan. Elle a soldé les comptes et rendu des comptes dans son ouvrage et est tournée vers l'avenir ", note le sénateur royaliste de Paris David Assouline.

Son ouvrage " Ma plus belle histoire c'est vous ", paru il y a précisément un mois, figure toujours parmi les meilleures ventes.

Interrogé par l'AFP, M. Assouline lance : " Qui pouvait douter que si Ségolène Royal est en capacité de rassembler son parti le plus largement possible autour d'une offre politique de gauche et rénovatrice, elle ne prendrait pas toutes ses responsabilités ? Pas moi ! "

Cependant la déclaration de Mme Royal a suscité un tollé: le député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis a fustigé une "annonce de la ronde des présidentiables" "vraiment malvenue", "au moment où les Français sont confrontés à une rafale de hausses et la perspective de mauvais coups du gouvernement".

Le député Arnaud Montebourg a demandé d'éviter "à tout prix une primaire interminable entre des présidentiables qui s'affronteraient dès maintenant jusqu'en 2012", brandissant sur RMC le spectre du congrès de Rennes où en 1990, les socialistes s'étaient déchirés.

L'eurodéputé Benoît Hamon a jugé, lui, qu'elle n'était pas "la plus légitime pour incarner la rénovation et la refondation du Parti socialiste".

Laurent Fabius, interrogé par l'AFP, n'a pas souhaité réagir sur le moment.

Des proches de DSK et de Montebourg ont mis en garde en décembre contre un Congrès de 2008 qui "ne doit pas être un congrès de pré-désignation" du candidat à la présidentielle.

D'autant, qu'il y a risque d'érosion au PS: Selon Le Canard Enchaîné, François Rebsamen numéro deux du parti, craint pour 2008 une baisse de 40% des adhérents.

Un sondage CSA/Valeurs actuelles à paraître vendredi montre que pour 56% des Français, les interventions et prises de position du PS " vont plutôt dans le mauvais sens ".

Christine Pouget / AFP


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Publié dans Parti Socialiste

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R
Je me contente d'un copier-coller parce que je pourrais signer des deux mains le commentaire que voici que voilà… <br /> Ah si quand même : Monsieur David Assouline, la pudeur ne s'enseigne pas, elle est innée.<br /> <br /> J'Ai Exercé Mon Droit De Visite Du Blog De David Assouline, Sénateur "Socialiste"<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Aux bals de ceux qui nous prennent pour des cons oublieux, tu n'auras aucun mal à reconnaître les "socialistes": ils se déhanchent sous les boules à facettes, et jamais la honte ne leur éblouit les yeux.<br /> <br /> David Assouline est l'un d'eux.<br /> <br /> "Sénateur depuis octobre 2004, élu du XXème arrondissement de Paris depuis 1995", il "occupe aussi la fonction de Secrétaire National à la Défense du Parti Socialiste".<br /> <br /> Et il te raconte sur son blog: "Aujourd'hui 2 janvier 2008 à 14 h 30 j'ai exercé mon droit de visite, réservé aux parlementaires, du Centre de rétention administrative de Vincennes" (1).<br /> <br /> Il précise que ce n'était pas la première fois, mais la "quatrième (...) depuis 2005".<br /> <br /> De cette quatrième visite, où il a bien évidemment découvert des choses terribles, David Assouline retient finalement que: "Ces centres de rétention administrative constituent en fait un lieu carcéral sans en avoir les règles et le statut juridique".<br /> <br /> Que: "Comme les autres Centres de Rétention, leurs statuts sont hybrides, conçus dans l'urgence il y a de nombreuses années comme lieux temporaires qui se sont pérennisés sans réelles discussions sur leurs statuts, sur les droits, sur les normes et les conditions de vie des détenus".<br /> <br /> Qu'"ils sont à l'image de la situation générale des sans-papiers dans notre pays "ni expulsables ni régularisables", symboles d'une hypocrisie du pouvoir qui joue avec des drames humains et un sujet dramatique et complexe par démagogie, souvent électoraliste, et réussir durablement à fusionner les électorats de droite et d'extrême-droite comme à l'élection présidentielle" (2).<br /> <br /> David Assouline conclut - et c'est émouvant comme du Rocard, période toute-la-misère-du-monde: "Il est temps d'avoir un vrai débat sur ces centres et de légiférer avec au cr (3) les principes humanistes et respectueux des droits humains que la France devrait s'honorer de défendre sur son propre sol comme dans le reste du monde".<br /> <br /> A la fin de l'envoi, il touche: "Cela commence par s'opposer avec force au projet de directive européenne qui prévoit d'étendre à 18 mois la durée de rétention des sans-papiers!"<br /> <br /> Les mots importants sont, dans cette longue péroraison: "Conçus dans l'urgence il y a de nombreuses années".<br /> <br /> Ces mots, tu l'auras noté, entretiennent un flou chronologique assez travaillé.<br /> <br /> Or, c'est amusant: les premiers centres de rétention administrative (CRA) ont été créés, tu sais quand?<br /> <br /> Il y a 24 "nombreuses années" - en 1984 (4).<br /> <br /> Est-ce que le ministre de l'Intérieur s'appelait Nicolas Sarkozy, en 1984?<br /> <br /> Pas.<br /> <br /> Du.<br /> <br /> Tout.<br /> <br /> En 1984, le ministre de l'Intérieur s'appelait Pierre Joxe.<br /> <br /> Il était, par conséquent, "socialiste".<br /> <br /> Par la suite, "la durée maximum de la rétention", dont l'excellent David Assouline s'offusque aujourd'hui que la droite veuille encore l'augmenter, "n'a cessé de s'allonger", passant par exemple de 7 jours en 1981 à 10 jours en 1993, puis à 12 jours en 1998, sous le règne du cocasse Lionel Jospin, "socialiste" compétitif (4).<br /> <br /> Si je te résume le truc: les "socialistes" ont créé les CRA, puis les "socialistes" ont crânement allongé, non moins (du tout) que la droite, la durée de la rétention au sein de ces dignes centres.<br /> <br /> Et tiens, pour la route: vois ce "projet de décret relatif à la rétention administrative", soumis au Conseil d'Etat le 26 septembre 2000 par "le Premier ministre, sur le rapport du ministre de l'Intérieur", dont l'article 2 stipulait que: "Les étrangers mentionnés à l'article premier sont maintenus (...) dans des établissements créés, après agrément du ministre de l'intérieur et, le cas échéant, du ministre de la Défense, par le préfet territorialement compétent et dénommés "centres de rétention administrative" (...)" (5).<br /> <br /> Dis-moi.<br /> <br /> Qui était à Matignon, en 2000?<br /> <br /> François Fillon?<br /> <br /> Ou Lionel Jospin, derechef?<br /> <br /> Est-ce que t'as entendu là-dessus, en 1998 ou en 2000, David Assouline, élu à Paris depuis 1995?<br /> <br /> Ou pas?<br /> <br /> Dans la vraie vie, les "socialistes" sont, comme la droite, partisans de "construire une politique de l'immigration", pour "apporter des réponses aux inquiétudes et surtout aux réelles difficultés que vivent nos citoyens dans des centaines de quartiers".<br /> <br /> (A partir d'ici, toutes les citations entre guillemets sont de Malek Boutih, et non de Brice Hortefeux, comme tu pourrais le penser.)<br /> <br /> Les "socialistes" veulent, comme la droite (et comme "Charlie Hebdo"), "mettre fin à la non-maîtrise des flux migratoires".<br /> <br /> Les "socialistes" veulent, "sans tabous", comme la droite, "sortir d'un simple rapport humanitaire et charitable avec l'immigration", par une "immigration (...) véritablement contrôlée et organisée".<br /> <br /> Etc.<br /> <br /> Etc.<br /> <br /> Evidemment, tout cela suppose et implique le remplissage régulier des CRA: c'est pour ça que les "socialistes", loin de réclamer leur fermeture immédiate, s'en accommodent si bien.<br /> <br /> C'est pour ça qu'ils réclament en tout et pour tout, pour donner l'illusion qu'ils s'opposent à la politique de Brice Hortefeux, un "vrai débat" - qu'ils n'ont bien sûr jamais organisé, quand ils étaient au pouvoir.<br /> <br /> Les "socialistes" veulent de plus longues chaînes, pour les détenu(e)s des CRA: c'est leur conception de l'"humanisme".<br /> <br /> Il faut l'énoncer posément: les "socialistes" ont, sur l'immigration, les mêmes vues, grosso merdo, que Sarkozy.<br /> <br /> L'unique différence est que la droite haineuse et revancharde, du moins, ne nous joue pas du violon pour nous faire croire qu'elle est gentille.<br /> <br /> Et tu sais quoi?<br /> <br /> Je préfère!
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D
Tout est dit dans votre commentaire et dans la conclusion de ce que vous "copiez-collez". Je n'ai pas affaire à des commentaires de ceux avec qui je partage des valeurs progressistes, mais de ceux qui au nom d'un certain radicalisme préfèrent la droite (je n'exagère rien, c'est la conclusion au mot près du copié-collé), et de ceux qui parlent de "l'inné" pour disqualifier quelqu'un. Comme ceux qui au nom de l'inné veulent mêler la génétique au dépistage de la délinquence ou au contrôle des immigrés. Voyez, monsieur, mon inné c'est que je suis un juif né dans la montagne au Maroc (est-ce juif ou maroc qui vous dérange dans cet inné ? Moi, je crois savoir quoi.). Que mes parents ont immigré en France là où j'ai grandi dans une cité à Creil. Nous avons été naturalisé Français. J'ai subi le racisme et les difficultés de l'exil. Mon inné, monsieur, c'est que depuis cette époque, je ne suis pas toujours certain de mes choix politiques, mais ma boussole reste la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, l'internationalisme, la lutte contre toutes les exclusions et discriminations, la lutte pour l'égalité des droits entre français et immigrés, la lutte pour la régularisation des sans-papiers. J'ai été en 83 l'un des organisateurs de la marche pour l'égalité des droits, j'ai organisé et participé à toutes les mobilisations de défense des immigrés depuis. J'ai écrit avec mon ami Mehdi Lallaoui une histoire en trois tomes de l'immigration en France. J'ai été très actif au moment des grandes mobilisations en défense des sans-papiers de 1995-96. Depuis que je suis élu de la République, j'ai toujours parrainé des sans-papiers, même quand c'était moins la mode, j'ai signé dès le début l'appel de RESF "nous les prenons sous notre protection". Depuis que je suis Sénateur, j'utilise mon droit de visite à Vincenne pour contrôler, informer, faire pression, sur les conditions de détention. Mon engagement est total et je n'ai aucune leçon à recevoir des phraseurs de votre genre. Je suis du côté des opprimés et des exploités, demandez aux sans-papiers que je parviens à faire régulariser, à ceux que je rencontre à Vincenne et qui ont quelqu'un à qui dire ce qu'ils vivent pour que ce soit dit dehors, ce qu'ils pensent de mon inné. Demandez aux autorités du Centre si je suis complaisant avec eux, demandez leurs à quel point je les "marque à la culotte", je demande des comptes, et même j'obtiens des choses qui changent les conditions de rétention. Mais vous vous en foutez, au contraire plus ça va mal pour eux mieux c'est pour vous et votre discours. Que vous vous en preniez aux trops rares parlementaires qui cherchent à agir pour défendre les sans-papiers, montre que votre haine est dirigée d'abord contre la gauche. Comme qui ? Parcourez mon CV et mon blog (avec les vidéos de mes interventions au Sénat en particulier face à Brice Hortefeux), et vous comprendrez, monsieur, qu'en effet "la honte ne m'éblouit pas les yeux", et que votre haine me renforce dans l'idée que certains se gargarisent de grandes postures révolutionnaires pour que rien ne change. Et même que si ils avaient le pouvoir, je serais probablement en centre de détention sans droit de visite. Au mieux.David Assouline