Ségolène Royal veut une " opposition lucide et constructive "

Publié le par David

Ségolène Royal appelle la gauche à former une opposition "constructive, lucide et déterminée" face à la politique de Nicolas Sarkozy.

A Digne où elle était venue soutenir la candidature aux législatives de son directeur de campagne présidentielle, Jean-Louis Bianco, l'ex-candidate socialiste à l'Elysée a fait un nouvel appel du pied aux électeurs centristes.

"Ce que les Français attendent de nous c'est une alternative crédible (...) C'est aussi de nouvelles convergences. C'est d'attirer vers nous tous ceux qui veulent construire autre chose. C'est la condition des victoires futures", a-t-elle assuré devant près de 2.000 personnes réunies au Palais des Congrès.

Cette mission "nous appartient à nous socialistes, hommes et femmes de toutes les sensibilités de la gauche mais aussi (...) tous les républicains du centre - je le dis très clairement", a-t-elle insisté. "Eux-aussi ont envie d'un Etat impartial".

L'opposition parlementaire, dont elle ne fera pas formellement partie, ne se représentant pas, devra remplir "quatre missions": "devoir de vigilance, de surveillance, de proposition et de protection".

"Pour chaque proposition de la droite, il appartiendra à la gauche moderne qui doit se lever d'opposer un contre-projet pour que les Français ouvrent les yeux et comprennent qu'il y a des alternatives à la politique de Nicolas Sarkozy", a déclaré l'ex-candidate à l'Elysée.

"C'est maintenant qu'il faut ouvrir les yeux", a souligné Ségolène Royal à dix jours du premier tour. "Faire obstacle à toutes les promesses qui ont été faites au Medef voilà l'enjeu des législatives", a-t-elle estimé, accusant le président de "boulimie du pouvoir" et d'avoir adopté le "masque de la bienveillance universelle, ouvert à tous".

C'est "une figure imposée qui ne durera que le temps des législatives", a-t-elle assuré. Derrière ces premières annonces, "on voit déjà poindre le déficit démocratique, cette absence d'écoute, le retour des vieux dogmes de la droite".

Après les attaques tous azimuts qui ont fusé au sein du PS après sa défaite présidentielle, elle a lancé un appel à l'unité. "Bannissons les aigreurs, les mots qui font mal. Ce que les Français attendent de nous ce ne sont plus les petites phrases".

Source : Reuters


Publicité

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article