Ségolène Royal rencontre les syndicats
Il faut moderniser la France au regard d'un dialogue social respectueux Ségolène Royal a reçu les secrétaires généraux des deux principales confédérations syndicales françaises, François Chérèque de la CFDT et Bernard Thibault de la CGT. Elle avait reçu quelques jours plus tôt les organisations patronales Medef et CGPME, et les syndicats CFTC et Unsa. Elle recevra dans les jours qui viennent les syndicats FO et CFE-CGC.
" La réforme de la démocratie sociale constituera une de mes priorités "
Elle constate "une convergence" de vues avec les partenaires sociaux sur la nécessité de "réformer le dialogue social".
"Il faut moderniser la France au regard d'un dialogue social respectueux" et "faire de la qualité du dialogue social un facteur d'efficacité et de productivité de l'entreprise".
La candidate socialiste est "convaincue qu'un pays moderne du point de vue du dialogue social est un pays efficace sur le plan économique", expliquant que "le progrès social" n'était pas antagoniste "avec le progrès économique".
Elle se prononce pour des "compromis sociaux, bénéfiques pour les salariés comme pour les entreprises" et ajoute que "l'Etat devait assurer le bon équilibre" du dialogue entre les deux.
Ségolène Royal rappelle qu'elle souhaite une "sécurité sociale professionnelle, une sécurisation des parcours professionnels" qui mette "les salariés à l'abri des mutations difficiles" tout en permettant aux entreprises "d'être compétitive pour affronter la concurrence internationale".
" L'Etat doit être le garant de ce nouveau modèle "
Elle déclare que les salariés seront "conviés à adhérer aux organisations salariales", il n’est "pas acceptable qu'un salarié ait peur d'adhérer à un syndicat".
Et prend de nouveaux engagements envers les intermittents
Je prends l'engagement de demander aux partenaires sociaux une nouvelle négociation collective.
"Je prends l'engagement, une fois élue présidente de la République, de demander aux partenaires sociaux de se mettre autour de la table pour une nouvelle négociation collective dans un cadre élargi, avec des conditions clairement posées par mon gouvernement à l'agrément d'un futur accord". Ségolène Royal souligne "l'urgence sociale et culturelle" à sortir de ce conflit.
Elle estime que le nouveau protocole d'accord "en voie d'agrément" ne remet pas en cause "les fondements du mauvais accord de juin 2003" et "ne permet pas la mise en place du système « pérenne et équitable » maintes fois annoncé".
Ségolène Royal entend faire porter la négociation future sur plusieurs points:
-la mise en place d'un système réellement pérenne et équitable qui replace les annexes 8 et 10 de la Convention Unedic au coeur de la solidarité interprofessionnelle.
-le retour aux 507 heures en 12 mois, pour les artistes comme pour les techniciens, avec date anniversaire fixe.
-l'incitation forte afin que les entreprises culturelles et audiovisuelles qui emploient des intermittents pour des fonctions permanentes, transforment leurs contrats en CDI.
La candidate socialiste annonce qu'elle ouvrira "un chantier de réflexion autour des métiers culturels et de la formation des artistes".