Autour du débat sur les jurys citoyens

Publié le par David

Voici une dépêche AFP qui reprend une de mes déclarations concernant les réactions de certains socialistes à la propositions de Ségolène Royal de créer des jurys citoyens.

Ségolène Royal défend sa proposition de "jurys de citoyens"

PARIS, 24 oct 2006 (AFP) - Ségolène Royal a défendu mardi sa proposition de créer des jurys de citoyens tirés au sort en soulignant que leur rôle serait de "donner des avis" et d'"évaluer" l'action des élus afin de "renouer le lien civique" dans le pays.


"Le débat est ouvert, ce qui est important c'est de bien comprendre comment ça marche", a déclaré à l'AFP la candidate à l'investiture PS pour la présidentielle à l'issue de la réunion hebdomadaire des élus qui la soutiennent à l'Assemblée nationale.


"Au moment où l'on cherche le moyen de renouer le lien civique, c'est une façon d'aller chercher les citoyens qui sont les plus éloignés du fonctionnement des institutions", a-t-elle expliqué. Il s'agit ainsi de "nourrir le travail des élus, pas de s'y opposer", a-t-elle ajouté.


Mme Royal a rejeté toute idée de sanction émanant de ces jurys, "tirés au sort sur les listes électorales". "La sanction, c'est le vote", a-t-elle dit.


Insistant sur la dimension "d'évaluation", elle a expliqué qu'en consultant les jurys citoyens, il s'agissait "de savoir si les décisions prises sont bien adaptées aux besoins". "Ils émettent des avis soit sur des sujets précis, soit sur des politiques globales de quartier, (...) soit sur l'évaluation des politiques publiques comme par exemple l'indice des prix", a-t-elle insisté.


Elle a cité "l'application de la loi sur les 35 heures" et le CPE (Contrat première embauche). "Il y aurait eu un jury citoyen de 150 jeunes, un gouvernement aurait vu tout de suite que cela ne pouvait pas passer la rampe", a-t-elle dit.


Elle a cependant précisé que ces jurys "ne se substituaient pas" aux syndicats. "C'est un des éléments de la démocratie participative(....). Ce n'est pas une mise en cause des élus", a-t-elle insisté, ajoutant: "Des élus se sont inquiétés alors qu'en fait, ils la pratiquent".


Plusieurs élus présents à la réunion ont fait part d'expériences de démocratie participative dans leurs communes. François Rebsamen, maire de Dijon, a notamment cité le tirage au sort des représentants de conseils de quartiers. Gilbert Roger, maire de Bondy (Seine-St-Denis) a évoqué les conseils consultatifs de quartier et le conseil des "sages" formé de retraités.


Le sénateur de Paris David Assouline a souligné que la proposition de Mme Royal était inscrite dans la contribution de la fédération de Paris au programme PS "adoptée à l'unanimité notamment par certains élus qui la contestent aujourd'hui". Porte-parole de Mme Royal, Jean-Louis Bianco, a indiqué que la candidate avait évoqué "dès 2002" cette "expérience de démocratie participative pratiquée dans de nombreux pays comme l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Catalogne ".

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Publié dans Mes coups de gueules !

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G
Les prolos votent aussi et sont peut-être plus intelligent que tu ne le pensent, car certains soutiennent DSK.
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F
Je suis un militant NPS et je peux vous dire que c'est un bonne chose que le PS change et si pour éviter le déclin, il lui faut un sursaut et bien je pense que c'est bien.<br /> Si ce sursaut s'appelle Ségolène Royal c'est une chance pour le PS. N'en déplaise aux fans de DSK qui laisse des commentaires sur ce blog, il n'incarne que le déclin, pas le sursaut !<br /> Je me souviens de son livre, "La flamme et la cendre"... Il proposait de faire de la politique  pour "ceux qui vote", les classes moyennes. Oubliés les prolo qui ne vote pas et donc ne nous serve à rien... Belle conception de la politique.<br /> Aujourd'hui vous faites huer le peuple dans le meeting. <br /> La honte pour le socialisme c'est DSK, pas Royal  !
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L
il faut que Dray se calme.Il a failli en venir au main avec deux lmilitnats qui n’étaient pas partisans de Ségoléne Royam.Ce fanatisme et cette violence presque physique sont inquiétants et indigne de quelqu’un qui se doit de représenter le point de vue du ps en tant que porte-parole.<br /> Si il doit frapper des militants et dénigrer ceux qui ne sont pas d’accord avec sa candidate, qu’il démissionne le temps de retrouver un peu de sérénité.Le PS a besoin d’unité.
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A
et le comportement de Gérard Collomb à Lyon qui vire et enace ceux qui ne sont pas d'accord avec Ségoléne Royal, qu'en pensez-vous?
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P
Ce qui me surprend cher David dans toute cette affaire c'est le refus de Ségolène d'intégrer cette dimension de confrontation dans sa stratégie politique. Sans renvoyer en permanence certains camarades à leurs origines politiques - comme le fait Arnaud à l'égard de Jean-Christophe, je constate que beaucoup autour d'elle "savent" comme gérer ces séquences politiques. Juju et toi vous savez plus que d'autres l'importance du rapport de force eu politique, l'exigence d'une gauche clairement identifiée. Or, Ségolène ne semble pas vous écouter. C'est comme au foot. Quand on perd un match, ce n'est pas forcément à cause de l'arbitre ou de la qualité du terrain ou encore du soleil qu'on a dans les yeux.<br /> <br /> Alors un doute s'installe. Cynisme ou stratégie cachée ? Il faudrait un jour restituer la cohérence entre ce que fut le NPS à l'origine et ce que semble être aujourd'hui le royalisme. C'est un débat de fond qui ne concerne par la seule présidentielle, mais aussi l'avenir du Parti.<br /> <br /> Au passage, j'apprécie tes réponses régulières.<br /> <br /> Sincères amitiés socialistes.
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D
Cher Pierre,<br /> Personne ne redoute la confrontation politique. Mais les huées ce n'est pas de la confrontation politique entre socialistes. Il y avait beaucoup de monde pour Ségolène au Zénith, on avait les moyens avant et après de faire pareil, d'autant que DSK passait après elle. On n'a pas voulu par principe, parce qu'il ne faut rien abimer pour la suite, dans deux semaines, quand notre candidat ou candidate sera désignée. Nous sommes responsables pour trois, par conviction profonde de l'impérieux devoir de victoire.<br /> Pour le reste, Ségolène a assumé, ne s'est pas démonté; et a même considéré que c'était un bon rôdage, pour affronter des épreuves plus lourdes dans la campagne face à Sarkozy. D'ailleurs, il y a peu de dirigeants du Parti qui ont eu à affronter avec autant de calme et détermination des attaques aussi lourdes de ses propres camarades pendant des mois. Cela dément tout ce qui est distillé sur sa prétendue "fragilité", qui bien entendu n'est jamais évoqué parce que c'est une femme....<br /> Par ailleurs dans un match, il y a des règles et un arbitre pour les faire respecter. Là, les règles ont été transgressées et l'arbitre pro-DSK n'a même pas dit une fois pendant les incidents "on ne se siffle pas entre socialistes", ce qui aurait peut-être suffit.<br /> En ce qui concerne la cohérence entre mon engagement au NPS et mon soutien à Ségolène, je te propose de lire cet extrait d'un texte de début septembre où avec des dizaines de cadres de ce courant nous expliquions notre conviction :<br /> "Nous considérons, contrairement à ses détracteurs, que le mouvement de popularité dont bénéficie Ségolène Royal n’est pas conjoncturel, artificiel, fabriqué par le jeu conjugué des médias et des instituts d’opinion. Bien sûr, nous ne prenons pas pour argent comptant les prévisions de victoire des sondages dont nous n’ignorons pas qu’ils se sont souvent trompés dans le passé en de telles circonstances. Surtout, nous savons que, même si une majorité de Français rejette la politique de la droite, l’issue du combat n’est nullement acquise face à Nicolas Sarkozy qui ne reculera devant aucun coup bas et usera pour l’emporter de la puissance de tous ses réseaux médiatiques et financiers.<br /> <br /> Cependant, il apparaît désormais évident que Ségolène Royal est la seule candidate socialiste à la présidentielle capable d’incarner le renouveau politique que les Français appellent impatiemment de leurs vœux.<br /> <br /> Le renouvellement des pratiques comme des dirigeants politiques est une des clés du scrutin de 2007. Nous avons créé le Nouveau Parti Socialiste en réaction au terrible choc du 21 avril 2002 que nous avons expliqué, sans minimiser d’indéniables succès économiques, par les manques du bilan du gouvernement Jospin en matière sociale, par l’absence de projet assumé, ainsi que par la crise profonde de notre démocratie. Certes, avec la dure politique libérale menée depuis bientôt cinq ans, la confusion entre la droite et la gauche a disparu, mais pas la distance entre les citoyens et leurs représentants, la méfiance à l’égard des promesses sans lendemain, le rejet de gouvernants présumés peu sensibles au vécu quotidien de leurs concitoyens. Renouer avec les couches populaires reste la priorité des socialistes."<br /> Cher Pierre, je ne te ferais pas l'injure de te demander de justifier la cohérence des complicités évidentes dans la salle du Zénith face à Ségolène.<br /> Amitiés socialistes<br /> David<br />