L'agonie d'un régime
L’allocution du Président vendredi soir, restera longtemps dans l’histoire politique du pays. Même le comique (le décalage entre la voix et l’image) était au rendez-vous d’un moment qui symbolisera probablement non seulement la fin d’un règne mais l’agonie d’un régime institutionnel qui n’est plus à même ni d’incarner la légitimité démocratique, ni la responsabilité politique. Dans
Et pour couronner le tout, il annonce que ce seront les groupes parlementaires de l'UMP, qui seront en charge de négocier et d’élaborer un nouveau projet de Loi. Un Président impuissant et irresponsable, un Premier Ministre qui dirige le Président tout en étant isolé du groupe parlementaire sensé le soutenir mais auquel il n’a jamais participé puisque jamais élu, un Ministre de l’Intérieur en première ligne d’une confrontation sociale où l’ordre public est en cause, qui téléphone directement comme Président de l’UMP aux partenaires sociaux pour leur dire que c’est avec lui qu’il faudra négocier, c’est le tragi-comique qui se déroule devant nous et qui ressemble à une agonie d’un système politique. La réforme institutionnelle radicale pour relégitimer la démocratie représentative aux yeux de nos concitoyens, c'est-à-dire la mise en place d’une VI ème République clairement parlementaire, avec un exécutif responsable issue de la majorité politique voulue par le peuple, et la reconnaissance dans
Finalement, c’est l’ironie de l’histoire, Jacques Chirac a presque avoué en direct que le parlementarisme a plus de légitimité démocratique et d’autorité politique dans