Le Sénat français vote contre la reconnaissance des langues régionales

Publié le par David

Les sénateurs français ont refusé mercredi d'inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, allant à l'encontre du gouvernement et d'un texte voté par les députés en première lecture du projet de réforme des institutions.

Les sénateurs, par 216 voix contre 103, ont adopté, contre l'avis du gouvernement et de la commission des lois du Sénat, un amendement supprimant la référence aux langues régionales que les députés avaient ajouté au texte initial.

La majorité UMP mais aussi les centristes, les communistes, les radicaux et quelques sénateurs socialistes, comme l'ancien ministre de la Justice Robert Badinter, ont voté la suppression du texte indiquant que «les langues régionales (appartenaient) au patrimoine» de la Nation.

La majorité du PS, les Verts et quelques sénateurs UMP ont en revanche voté contre.

Alors que la majorité sénatoriale de droite avait, en commission, accepté le dispositif des députés, la discussion en séance a montré une opposition farouche de l'UMP et de certains socialistes à cette mesure.

«Nos enfants parlent texto, il faut renforcer le français et ce n'est pas en faisant appel aux langues régionales (qu'il le sera)», a déclaré Jean-Pierre Fourcade (UMP).

Et pourquoi pas «la potée auvergnate» comme monument historique, a ironisé le socialiste Michel Charasse, refusant comme M. Badinter que la Constitution soit «un catalogue de richesses culturelles».

«Vous combattez des démons plus que des réalités, il n'y a pas aujourd'hui de baïonnette aux portes de la langue française pour imposer un séparatisme par les langues régionales», a rétorqué le socialiste David Assouline, favorable à la référence aux langues régionales dans la Constitution.

Le 22 mai, l'Assemblée nationale avait décidé à la quasi-unanimité d'ajouter au premier article de la Constitution une phrase stipulant que «les langues régionales (appartenaient) au patrimoine» de la Nation.

L'Académie française, dans une démarche «extrêmement rare», avait critiqué lundi la reconnaissance des langues régionales, qui porte selon elle «atteinte à l'identité nationale». Elle a demandé le retrait de l'article.

Avec Agence

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Publié dans Politique

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C
Occitan habitant en Alsace je ne peux qu'être d'accord avec l'intervenant précédent.L'attitude du sénat me semble dictée par l'ignorance . Ignorance nourrie dés l'enafnce par l'école fançaise  (je suis enseignat) qui  ne véhicule qu'une histoire  falisfiée.Un seul exemple : alors que l'on m' a vanté les mérites de je ne  sais combien d'auteurs de langue française, on ne m' a jamais dit que F. Mistral était prix Nobel de littérature. Il est vrai qu'il écrivait en occitan.
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V
Langues régionales : Un Sénat « HAS BEEN »<br />  <br />  <br /> Il y a une trentaine d’année, un alsacien et un badois, un français et un allemand en l’occurrence, communiquait dans leur dialecte qu’est l’alémanique. Aujourd’hui pour communiquer avec leurs voisins allemands les jeunes de ma génération, j’ai 19 ans, ils utilisent majoritairement l’anglais. A l’heure où nous construisons l’Europe l’anglais domine. Au début des années 1990 on a inscrit le français dans la Constitution, et non pas dès son origine comme on laisse à le croire. Cela fut fait pour lutter contre l’anglicisation de langue française. Inscrire le français comme langue de la république rend inconstitutionnel les langues régionales. De fait le préfet peut faire annuler n’importe quel acte qui encourage les langues régionales. Si vous suivez ma réflexion, du fait de la lutte contre les langues régionales jusque dans les années 80, celles-ci tendent à disparaître, et obligent les basques où les niçois à s’exprimer en anglais avec leurs voisins. Le fait de ne pas reconnaître les langues régionales (alémanique par exemple) qui constituent un lien entre les nations européennes, on anglicise la France. <br />  <br /> Voilà en fait l’explication de mon titre, le Sénat est « has been », il est passéiste. J’utilise un mot anglais pour montrer comment le français s’anglicise. Le Sénat en refusant l’amendement sur les langues régionales vient de montrer le côté réactionnaire du Sénat qui a un siècle de retard, il en est de même pour l’Académie française. Est-ce que la jeunesse de notre pays doit vivre dans ce passéisme ? On veut sauver la francophonie par l’intolérance linguistique. Notre jeunesse parle plusieurs langues, celle de notre nation, celle de notre voisin, celle du « business » commerce, pourquoi ne pas aussi pouvoir promouvoir les langues régionales ? De par cette intolérance le Sénat se tire une balle dans le pied ! <br />  <br /> Le pays des droits de l’Homme serait-il le pays de l’intolérance linguistique ? La commission mixte paritaire qui doit se réunir du fait d’un point de vu différent entre les assemblées à la question entre ses mains. Le débat est même un faux-débat puisqu’il ne s’agit pas de supprimer le français et de mettre l’administration dans les langues régionales, il s’agit de permettre de les sauver et de les promouvoir !
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