Les socialistes lancent samedi la préparation de leur congrès
L'adoption de la nouvelle déclaration de principes et de la réforme des statuts du parti sont à l'ordre du jour de la réunion d'une demi-journée qui se tiendra à la Cité des sciences et de l'industrie et que concluera François Hollande.
Dans la déclaration de principes, nouvelle carte d'identité du parti, le PS s'assume comme une formation réformiste, partisane de l'"économie sociale et écologique de marché".
La réforme statutaire adapte les règles de fonctionnement du PS à la nouvelle donne du quinquennat. Elle prévoit deux congrès par quinquennat, le premier "au moins un an" avant l'élection présidentielle et le second dans l'année qui suit. La désignation du candidat à l'élection présidentielle est programmée dans les trois mois qui suivent le congrès précédant le scrutin.(..)
A la veille de l'ouverture dimanche et jusqu'au 2 juillet de la période prévue pour le dépôt des contributions, première étape de la préparation du congrès du 14 au 16 novembre à Reims, chacun s'attache à mobiliser ses forces.
Personne ne se détache pour l'instant. (..) L'attentisme des barons locaux et des grandes fédérations explique cette situation. Souhaitant ne pas choisir trop vite leur camp, ils attendent le dépôt des motions en septembre pour se prononcer.
Inquiets de l'affrontement entre présidentiables, le maire de Lyon Gérard Collomb et le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, ont annoncé le dépôt d'une contribution commune.
Ces démarches sont discrètement encouragées par François Hollande. Le Premier secrétaire sortant, qui nourrit lui aussi des ambitions pour 2012, entend bien peser sur les débats. Dans un entretien publié vendredi dans "20 minutes", il prône un rassemblement de tous ceux qui appartiennent à la majorité du parti. Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal "ne sont pas si dissemblables", fait valoir M. Hollande.
Cet interventionnisme agace les partisans de Ségolène Royal. "Dire que tout le monde est d'accord avant que le débat commence, c'est préjuger de l'utilité des textes et des débats", répond le sénateur David Assouline.
Au lendemain du référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne, un sujet pourrait bien s'inviter à cette convention en présence du Danois Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen: l'Europe. Un sujet qui fâche au PS depuis le référendum de 2005 sur la Constitution européenne.
Avec AP