La gauche progresse fortement aux cantonales
Patit rappel, Le canton est une subdivision territoriale de l'arrondissement. C'est la circonscription électorale dans le cadre de laquelle est élu un conseiller général. Les cantons ont été créés, comme les départements, par la loi du 22 décembre 1789. Dans la plupart des cas, les cantons englobent plusieurs communes. Mais les cantons ne respectent pas toujours les limites communales : les communes les plus peuplées appartiennent à plusieurs cantons. Un canton appartient à un et un seul arrondissement. Si le canton accueille encore, en principe, certains services de l'Etat (gendarmerie, perception), la loi du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale de la République et le décret du 1er juillet 1992 portant charte de la déconcentration l'ignorent totalement.La progression de la gauche à ces cantonales influera indirectement sur les prochaines élections sénatoriales.
La gauche a fortement progressé dimanche aux élections cantonales et parait assurée de conquérir huit nouveaux conseils généraux, confortant ainsi sa majorité dans les départements français. Nous totalisons environ 51% dans les cantons. Au vu des résultats dimanche soir, et selon les indications recueillies auprès de l'Assemblée des départements de France, le Parti Socialiste a confirmé dimanche les gains attendus dès le premier tour dans l'Allier, la Corrèze et le Lot-et-Garonne.
La gauche garde tous ses départements
Ont en outre basculé quatre nouveaux départements: la Somme, l'Indre-et-Loire, le Val d'Oise et les Deux-Sèvres, le département de Ségolène Royal.
La Côte-d'Or devrait également changer de majorité: gauche et droite y sont à égalité avec 21 sièges chacun. Le 43e siège a échu à un conseiller général MoDem qui devrait assurer la majorité à la gauche, selon de bonnes sources.
Dans l'Ain, où la droite régnait sans partage depuis 32 ans, la gauche est théoriquement majoritaire, mais le grand nombre d'élus avec l'étiquette divers-gauche n'assure pas forcément le basculement du Conseil général.
Dans le même temps, la gauche a gardé tous les départements qu'elle détenait, renforçant même ses positions dans une série de départements où sa majorité sortante était faible et où elle pouvait paraître menacée avant ce renouvellement cantonal.
Des surprises
C'est le cas en Seine-et-Marne, dans l'Oise, où elle gagne deux sièges, dans les Pyrénées Orientales (+2 sièges), dans le Cher où la gauche compte trois conseillers supplémentaires, mais aussi dans la Drôme (+4), dans le Doubs ou l'Essonne.
Dans le département des Hautes-Alpes, qui était donné mathématiquement perdu par la gauche, il faudra attendre l'élection jeudi du président du Conseil général pour savoir qui contrôlera l'exécutif. La droite détient 15 sièges, la gauche 14. C'est un sans-étiquette qui fera la différence.
Ce "troisième tour" des cantonales devrait s'avérer également déterminant dans plusieurs autres départements où le résultat est très serré. Parmi eux, figurent l'Aveyron, la Loire, le Jura ou la Vienne.
Le Rhône pourrait également réserver des surprises, avec l'incertitude sur le vote de certains élus centristes, classés divers-droite.
Une progression constante
Avant ce renouvellement cantonal, la gauche détenait déjà une majorité des conseils généraux: 51 sur 101.
Alors qu'elle ne dirigeait que 24 départements à la veille des cantonales de 1998, elle a enregistré depuis une progression constante, chaque scrutin triennal se traduisant par de nouveaux gains: 11 départements conquis en 1998, 6 en 2001 et 12 en 2004.
Avec AFP