A Toulouse, Ségolène Royal apporte sa popularité
Pour son dernier " grand " déplacement de campagne, avec un meeting dans la soirée, Ségolène Royal est venue apporter son soutien à Pierre Cohen, proche de Lionel Jospin, dans une ville détenue depuis 37 ans par la droite. C'est la tête de liste de la gauche unie (PS-PCF-PRG, Verts) qui avait sollicité l'aide de Ségolène, emblème à ses yeux d'" un élan, un espoir, une dynamique qui s'est concrétisée à Toulouse par un score de 57% " le 6 mai 2007.
Bertrand Delanoë, puis Lionel Jospin la semaine dernière, s'étant déjà rendus à Toulouse pour soutenir Pierre Cohen, Ségolène Royal pourra, en cas de victoire du candidat socialiste, revendiquer d'y avoir contribué. Un troisième sondage consécutif donne la gauche gagnante avec un écart variant entre deux et quatre points au second tour.
la présidente du Poitou-Charentes s'attache à montrer qu'elle n'est pas sectaire, et capable de rassembler. "Je vais là où on me demande et où je peux être utile". Elle a d'ailleurs tenu une conférence de presse avec Martin Malvy, président (fabiusien) de la région Midi-Pyrénées, Pierre Izard, président du Conseil général, et Pierre Cohen. Comme on leur demandait qui ils soutiendraient dans la bataille du congrès, les trois Toulousains sont restés sur la réserve. "On verra cela après. Cette élection, c'est obsessionnel, je ne pense qu'à ça en ce moment", a répondu Pierre Cohen.. " Ce n'est pas l'objet " de cette visite, a ajouté Mme Royal, en présence de l'eurodéputé Vert Gérard Onesta, présent sur la liste Cohen.
Après un passage dans une "école de la deuxième chance" et un mini-meeting dans le quartier populaire de Bagatelle, qui lui avait donné son meilleur score sur la ville à la présidentielle, Ségolène Royal s'est refusée à faire de Toulouse un enjeu national du scrutin. "Les municipales n'ont pas à être instrumentalisées", au côté d'un candidat " encore plus serein et déterminé " en prenant connaissance de la dernière enquête d'opinion.
"Nous avons tous envie d'avoir des responsables politiques sérieux, travailleurs, à la tâche, qui vont rendre des comptes", déclarant voir en Pierre Cohen "tout le contraire de la désinvolture".
"Les élections municipales, c'est un vote moral, de sanction du gouvernement en place qui ne dit pas la vérité, qui n'a pas tenu parole et qui n'obtient pas les résultats qui avaient été promis" .. "Il est temps que Toulouse soit en cohérence avec le Département et la Région. C'est un gage d'efficacité".
Avec Agence