Temps de parole du président: le CSA oppose une nouvelle fin de non-recevoir
Le patron du PS et le député socialiste de l'Oise Michel Françaix ont été reçus mercredi par le président du CSA Michel Boyon et deux membres du conseil, Marie-Laure Denis et Sylvie Genevoix.
Les membres du CSA ont "rappelé que les temps de parole du président de la République n'ont jamais été pris en compte pour l'application des règles relatives au respect du pluralisme". Une position validée par le Conseil d'Etat en mai 2005.
Le CSA précise dans un communiqué qu'il est "tenu de se conformer à la jurisprudence du Conseil d'Etat". "Tout changement de sa pratique serait contraire à cette jurisprudence en l'état actuel de la Constitution", poursuit l'institution.
En début de semaine, le député socialiste de Seine-Maritime Laurent Fabius a lancé une "pétition populaire pour l'égalité audiovisuelle" pour réclamer la comptabilisation du temps de parole du président de la République sur les médias audiovisuels et l'inscription de cette règle dans la Constitution.