Les classes moyennes se rapprochent des bas revenus

Publié le par David

La situation des Français appartenant à la classe moyenne s'est davantage rapprochée de celle des bas revenus que celle des hauts revenus en 25 ans, en matière de chômage, de pouvoir d'achat et de logement, selon les résultats d'une étude du CREDOC sur les conditions de vie en France, rendus publics lundi 10 décembre. Parallèlement, les hauts revenus se détachent de plus en plus de ces deux autres catégories de la population.

Le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) a identifié trois catégories de Français à savoir les hauts revenus, 20% de la population percevant les plus hauts revenus, les bas revenus représentant les 20% de la population percevant les plus bas revenus, et les classes moyennes, soit 60% de la population se situant entre ces deux groupes.

Globalement, ce sont les classes moyennes qui se montrent les plus inquiètes pour l'avenir, avec 76% d'individus qui pensent que leurs enfants auront un niveau de vie inférieur au leur (70% des bas revenus, 71% des hauts revenus).

De plus en plus de chômeurs


De même, en ce qui concerne le chômage, 12% des classes moyennes déclaraient être au chômage ou sans emploi en 2007, (34% des bas revenus et 6% des hauts revenus), mais 15% de cette catégorie déclarent se sentir menacés par le chômage, contre 13% des bas revenus et 11% des hauts revenus.
Sur 25 ans, ces chiffres restent stables, avec cependant une nette hausse de la proportion d'individus au chômage chez les bas revenus (10% en 1980, 34% en 2007) et les classes moyennes (3% en 1980 et 12% en 2007, avec un pic de 19% en 1998).

En matière de pouvoir d'achat, 76% des bas revenus et 69% des classes moyennes indiquent s'être imposé régulièrement des restrictions sur un ou plusieurs postes de leur budget (contre 37% des hauts revenus). Ce sont également ces deux catégories de Français qui ont ressenti une dégradation de leur niveau de vie ces dix dernières années (1997-2007), avec 30% des bas revenus qui ont une impression négative et 23% des classes moyennes.

Accès à la propriété difficile

Les inégalités se sont creusées ces 25 dernières années pour l'accès à la propriété, et le patrimoine, avec 33% des bas revenus et 46% des classes moyennes propriétaires de leur logement ou accédant à la propriété contre 70% des hauts revenus en 2007, et 55% des bas revenus et 48% des classes moyennes jugeant que le poste logement constitue une charge "lourde ou très lourde" dans leur budget. Ils ne sont que 26% à le penser chez les hauts revenus.

Dans les années 80, la proportion de Français propriétaires de leur logement était similaire dans les trois catégories de Français, l'écart commençant à apparaître dans les années 90.
En terme de patrimoine, seuls 9% des bas revenus et 12% des classes moyennes disposent de valeurs mobilières, contre 36% des hauts revenus en 2007.

Cette inquiétude se reflète sur la santé de ces catégories de Français, avec 21% des bas revenus et 16% des classes moyennes jugeant que leur état de santé n'est pas satisfaisant (7% des hauts revenus). Une impression concrétisée par 19% des bas revenus et 15% des classes moyennes souffrant d'état dépressif (9% des hauts revenus). Les proportions étaient quasi-identiques entre les trois catégories dans les années 80.

Convergence sur les biens d'équipement

En revanche, le CREDOC note une "convergence relative" sur les biens d'équipement (télévision -97%- pour tous, téléphone portable) mais l'équipement en micro-ordinateur et internet marque les différences de revenus (85% d'équipement chez les hauts revenus contre 40% chez les bas revenus et 48% chez les classes moyennes; 60% de connexion internet chez les hauts revenus, 36% chez les classes moyennes).
En matière de culture, le cinéma et la bibliothèque sont fréquentées en proportion égale alors que les hauts revenus vont davantage au théâtre (31% contre 11% des bas revenus et 13% des classes moyennes), au musée (54%, 30% des classes moyennes et 25% des bas revenus) et au spectacle-concert (55% contre 36% pour les deux autres catégories). 

Cette analyse des modes de vie des hauts revenus, des bas revenus et des classes moyennes en France depuis plus de 25 ans (1980-2007), s'inscrit dans une enquête plus large du CREDOC sur les conditions de vie et aspirations des Français à paraître en janvier 2008. Les premiers résultats ont été rendus publics par Régis Bigot, directeur adjoint du département Conditions de vie et aspirations des Français, lors du colloque "Classes moyennes et politiques publiques", organisé par le Centre d'analyse stratégique lundi à Paris.

- L'étude s'appuie sur l'analyse de données recueillies chaque année depuis 1979, en face-à-face auprès de 2.000 personnes (méthodes des quotas, échantillon renouvelé chaque année). 

Source : Nouvelobs / CREDOC

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H
Ce sont les banques qui ont fragilisé les classes moyennes en favorisant la flambée de l'immobilier. On pourrait également accuser la spéculation, la flambée générale des prix depuis l'euro, et la stagnation des salaires.Qu'ont fait les socialistes pour empêcher ça ? Rien, que je sache. Vous étiez au pouvoir de 1997 à 2002. C'est justement la période où tous les prix ont commencé à flamber. Bien sûr, ça a continué ensuite avec la droite. C'est exactement pareil, en fait.Parfois, je me demande si les dirigeants ne sont pas carrément des sadiques qui ne poursuivent qu'un seul et unique but : rendre les gens malheureux.
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S
Je me permets d'illustrer vos propose (presqu'un an après) la situation est de pire en pire: <br /> pour une<br /> petite famille de 4 personnes avec un salaire d'instit de 1875 euros + 119<br /> euros d'allocation pour les 2 enfants de 10 ans et 12 ans  Alors voilà le loyer est de 520 euros pour 80m² téléphone et<br /> internet tout compris 33euros EDF 55euros GDF 72euros,<br /> les eaux 27euros, assurance pour l'appart et la scolaire 17 euros MMA voiture 92 les impôts (taxe d'habitation ) 73 euros SFR<br /> pour le portable 18 euros forfait! ça nous donne pour les<br /> prélèvements obligatoires ou nécessaires 520+33+55+72+27+17+92+73+18 = 907 euros ensuite ajoutons le prix de la<br /> voiture (ford fiesta diesel )à payer jusqu'en avril 2010! 162 euros puis l'essence environ 150 euros par mois et les courses alimentaires 160 euros en moy par semaine ce qui nous donne 640 euros par mois ce qui<br /> nous fait donc 907+162+160+640= 1869; ça ne nous laisse pas une grosse<br /> marge pour les imprévus non???!!! Puisque de temps en temps vous avez un contrôle technique, une réparation d'un<br /> appareil, un rachat d'un appareil électroménager qui tombe en panne, des<br /> vêtements pour les enfants, du matériel  quelconque... Je veux également ajouter que mon mari a eu le concours de professeur  des écoles en juin 1995 qu'il est donc<br /> fonctionnaire depuis septembre 95 voilà pour dire 13 ans d'ancienneté... <br /> Moi sa femme, je n'ai droit à aucun contrat aidé, j'ai beaucoup de mal à trouver du travail et c'est très dur j'ai peur , oui l'avenir me fait peur.
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