Le Conseil constitutionnel dit "oui mais" aux tests ADN et non aux statistiques ethniques

Publié le par David

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi 15 novembre "sous certaines réserves" le recours au test ADN pour des candidats au regroupement familial prévu dans la loi Hortefeux sur l'immigration, mais a censuré l'autorisation de statistiques ethniques, a-t-on appris du Conseil.

Le Conseil a jugé conforme à la Constitution sous certaines "réserves précises" l'article 13 autorisant sous certaines conditions, dont le volontariat, les tests ADN.

Il a notamment rappelé que "la filiation de l'enfant étranger reste soumis à la loi personnelle de la mère étrangère", en clair à la loi du pays d'origine de sa mère.

"Sous ces réserves, qui assurent l'égalité entre tous les modes d'établissement de la filiation, la loi" n'est pas contraire "au principe d'égalité", a jugé le Conseil.

Autre réserve, le Conseil a souligné que l'article 13 "ne dispense pas les autorités diplomatiques ou consulaires de vérifier au cas par cas les actes d'état-civil produits" par les demandeurs, réserve qui doit "interdire une application systématique du recours aux tests ADN dans les Etats où se déroulera cette expérimentation".

L'article 63 sur les statistiques ethniques a en revanche été jugé contraire à la Constitution d'abord comme ne prenant pas en compte l'article 1 de la Constitution, qui stipule que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion". Le Conseil a donc jugé que les traitements nécessaires aux études statistiques "ne sauraient reposer sur l'origine ethnique ou la race".

Le Conseil a également jugé que l'article 63 constituait un "cavalier" législatif, sans lien avec le reste de la loi.


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Publié dans Politique

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